dimanche 26 janvier 2014

Le dos en compote… de fraises

Mi-décembre, le pajer’OZ est en partie aménagé on va pouvoir chercher du travail, car après l’achat du véhicule et les frais de l’aménagement les caisses ont besoins d’être renflouées. C’est là que commence la chasse aux sous !


On commence nos recherches dans la région de Busselton, à environ 200 km au sud de Perth. Comme la plupart des villes Busselton possède une librairie dans laquelle l’accès à internet est gratuit. On en profite donc pour jeter un coup d’œil sur « Gumtree » (=leboncoin) mais les annonces se font rares et il y a tellement de Backpackers qui recherchent du taf via ce site que quand il y a un poste intéressant il est pourvu dans les heures qui suivent. A chaque nuit réservée dans un camping on pose la même question, « on cherche du travail, savez-vous où peut-on en trouver ? » et souvent la même réponse : « Ici, il n’y a rien en ce moment, mais allez vers Margaret River, il y a plein de vignobles ! ».
C’est muni de la carte des vignobles que l’on décide de partir vers Margaret River. Première propriété en vue, on s’arrête. Malgré que le viticulteur n’a pas de travail pour nous, il prend le temps de nous donner des adresses d’agences d’emploi, vraiment sympa… avant de repartir il nous demande « red or white ? », on répond « red » pensant qu’il voulait nous faire une dégustation, il se retourne prend une bouteille et nous la tend ! On se regarde, on a peut être mal compris (comme d’hab !  ;-) ), on lui demande si c’est gratuit, il rétorque que oui ! Ok, vraiment cool …si c’est comme ça on va finir avec une cave à la fin de la journée ! Bon en fait, c’est la seule fois qu’on a eu une bouteille. D’ailleurs les bouteilles de vin ont toutes des bouchons à vis, aucun bouchon en liège comme en France, même sur les vins haut de gamme !
On poursuit la route, on essuie des refus, nous sommes un mois et demi trop tôt pour les vendanges. Finalement, on trouvera par une agence d’emploi deux matinées de taf dans un vignoble pour installer des guides en plastiques pour les jeunes plants de vignes. L’agence nous avait donné comme consignes : pantalon, haut à manche longues pour se protéger du soleil et chapeau sur la tête. Mais ils avaient oublié le filet à mouche !!!! Dès que le soleil commence à taper, les mouches font leur apparition et ne nous lâchent plus… elles viennent dans les yeux, dans les oreilles et autour de la bouche… c’est énervant ! A la pause, obligé de prendre le filet de la fenêtre de la voiture pour se le mettre sur la tête.

Après ces deux jours, on ne trouvait rien d’autre à Margaret River et beaucoup nous disaient d’aller vers Manjimup ou Bridgetown pour la cueillette des cerises. On décide alors de reprendre la route vers ces villes, plein d’espoir ! Déception en arrivant dans la bourgade de Bridgetown que le Lonely Planet décrit comme « une jolie ville, pleine de charme avec sa rue commerçante… », c’était une ville qui ressemblait à toutes les autres avec en prime des vieux magasins aux vitrines défraîchies. Après un coup d’œil sur le panneau des annonces en ville, RAS, le responsable du camping nous conseille d’aller à Manjimup, ce que l’on fait dès le lendemain.
Arrivés à Manjimup, RAS sur le panneau d’affichage en ville, trop tard pour les cerises et trop tôt pour les abricots, les agences d’emploi n’ont rien pour nous et nous conseille d'aller à Pemberton il y aurait les avocats à cette période. On décide de poursuivre vers Pemberton, on visite en même temps les parages, on traverse des forêts de Karris immenses par la superficie et par la hauteur des arbres. A Pemberton, on trouve une grande ferme d’avocat, là ça sent bon ! Et bah non… c’est fini depuis une semaine. :-x
Petite lueure d’espoir quand Camille et Yoann, rencontrés à Perth, nous appellent pour nous dire que la ferme de fraises où ils bossent devrait recruter ! Ok, Direction Albany, c’est sur notre route de toute façon. Arrivés à Albany le samedi 21 décembre, on tente notre chance à 6h00 le lundi, premier refus. Sachant qu’Albany est connu pour les fraises on pensait trouver plein de ferme de fraises, et bah non ! Seulement deux. Finalement il aura fallu venir 4 fois à 6h00 pour être engagés en tant que pickers. On avait lu sur des blogs avant de partir en Australie que les fermes où il y a beaucoup d’asiatiques c’est signe de travail difficile et mal payé. Au premier jour de travail c’est flagrant, 85% des pickers sont Taiwanais, Malaisiens, Japonais ou Coréens... Impécable!! :-?



Depuis le 28 décembre, 6 jours par semaine nous travaillons à la ferme de fraises. C’est vraiment dur pour le dos, tous les jours c’est 4h30 environ de Picking (ramassage des fraises) en moyenne 25 cagettes chacun après Sandrine va au Packing (mise en barquette) et Julien au Weeding (désherbage). Ce job est payé au rendement et rapporte en moyenne 75 dollars par jour par personne (≈10 dollars/heure), sachant que le taux horaire de base est à 20 dollars/heure ce n’est pas beaucoup mais mieux que rien !


Aussi depuis un mois nous vivons chez Levi à Albany, nous lui louons une chambre. Il vit tout seul mais nous sommes jusqu'à 9 voyageurs chez lui, dont 6 français.
Après le boulot il faut bien de réconforter…

 Duoz

5 commentaires:

  1. bonjour nous sommes avec papi et mamie a regarder vos dernières nouvelles . les fraises nous mettent l’eau a la bouche ont voudrait bien être a votre place 1 barquette ramassée 1 mangée!!!
    louis et renée suivent votre parcourt chez les uns et les autres ils n’ont pas de retard!
    gros bisous bon courage bonne route
    la famille

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  2. Coucou les ptits aventuriers!

    Ça avance doucement mais sûrement votre affaire, la voiture: check, 1er travail avec l’hébergement: check!
    Bon courage pour les cueillettes, continuez comme ça!
    Bisous

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  3. Corné michel et flo12 décembre 2014 à 09:00

    toujours aussi ravie de vous lire, nous vous souhaitons bon courage pour la ceuillette des fraises, ps: nous ont a pas les fraises mais surtout ont n’a pas les mouches!!!!!!

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  4. Bonjour Jules et Sandrine
    Vous avez beaucoup de courage car ramasser les fraises c’est très dur car je l’ai fait.
    Bon courage pour trouver un autre travail un peu moins dur
    gros bisous
    chantal/michel

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  5. apparemment ce n’est pas facile de trouver du taf j’espere que vous aurez plus de chance par la suite et surtout que vous serez mieux payés.Le rital ne se laisse pas abattre il prend des forces avec son nutella .hum!! c’est bon hein le rital!!!vous êtes tout mignons avec vos filets sur la tête.allez bon courage et gros bisous

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